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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 21:41

CEP17  s’adresse aux  maires, aux conseillers municipaux, aux élus délégués au SIAE de La Rochelle région Nord

Vous avez pris connaissance très rapidement des conclusions de l’étude du cabinet CALLIA CONSEIL.

CEP 17  s’interroge :

·         Avez-vous eu entre les mains le rapport d’audit ?

·         En avez-vous débattu avec vos collègues élus ?

·         En avez-vous fait une présentation en réunion publique comme à Aytré ?

Ce sont les usagers et seulement eux qui financent la totalité des coûts de gestion et d’exploitation du réseau d’eau potable avec des incidences de plus en plus lourdes sur leur budget en particulier pour les plus défavorisés d’entre eux.

 Votre responsabilité en tant qu’élu délégué(e) est  donc très importante. En effet vous allez engager votre collectivité pour de nombreuses années pour un choix de gestion de l’eau concernant près de 60 000 usagers.

Nous souhaitons porter à votre réflexion les points suivants :

  • Lorsque les collectivités et les citoyens s’emparent de cette question,  le prestataire privé en exercice baisse souvent ses prix de façon conséquente (de 10 à 15% environ). Faut-t-il s’en contenter, ou aller plus au fond et se poser la question : gestion publique ou gestion privée ?
  • Est-ce que le rapport d’audit a fait une vraie étude  comparative entre gestion publique et gestion privée ?

La gestion locale privée d’aujourd’hui souffre de la trop grande complexité de son organisation, due à la séparation de l’assainissement et de l’adduction, induisant  manque de transparence et coûts supplémentaires. Le fait que la CDA ait déjà la compétence de l’assainissement, possède d’importants moyens de production d’eau potable vendue à La Rochelle qui en revend une partie au SIAE, nous semble capital.

 

·         Ne devrait-on pas aller vers une entité de gestion englobant tous les secteurs de l’eau potable depuis sa production jusqu’au traitement des eaux usées en passant par sa distribution et sa gestion et ce, sur un territoire  cohérent ?

  • Suffit-il de présenter un rapport d’orientation proposant sans débat, sans concertation, sans réflexion, une DSP, pour que ce soit la bonne solution de gestion pour demain ? 
  • Suffit-il de lancer un appel d’offres ?

·         Suffit-il de constater  une baisse de prix  éventuelle proposée par le prestataire en place pour répondre pleinement aux besoins de nos concitoyens ?

 

Et si aujourd’hui le prestataire proposait une baisse apparemment significative, alors,  exigeons le remboursement des trop-perçus depuis des années !

 

Bien sûr il est facile de lancer des effets d’annonces :

Affirmer qu’une régie coûterait plus cher et annoncer que le surcoût est estimé à 10% lors d’un passage en gestion publique.

Où en est la démonstration dans le rapport du cabinet d’études ?

Que signifie de constater que la régie ne dispose pas de plateforme pour recevoir les appels de milliers de personnes ? Posons-nous alors la question de savoir comment l’opérateur privé  gère-t-il  aujourd’hui cette question ? Ce n’est pas sérieux !

Que signifie d’évoquer des problèmes de recouvrement des factures prétextant que le privé serait plus fiable ? Suffirait-il que vous fassiez le choix d’une régie pour que les usagers décident d’arrêter de payer leurs factures ? Ce n’est pas sérieux !

 

FAIRE UNE VRAIE ÉTUDE COMPARATIVE ENTRE GESTION PUBLIQUE ET GESTION PRIVÉE  EST INDISPENSABLE !

              On ne peut pas  aujourd’hui faire l’économie d’une vraie étude comparative entre gestion publique et gestion privée, sans remettre à plat tout le système, en le rationnalisant et en mutualisant les outils.

             Nous affirmons nous, qu’une gestion publique permettrait des baisses très significatives comme partout où l’expérience a été tentée, qu’il n’y aura plus de dividendes à verser aux actionnaires et plus de TVA à régler !

Seule la prolongation d’un an du contrat actuel avec la SAUR, permettrait de se donner le temps de bien choisir et d’étudier sérieusement la question de la  mutualisation des moyens sur une surface géographique rationnelle correspondant par exemple à  celle du SCOT, étendue si nécessaire aux autres communes adhérentes au SIAE, et sous la responsabilité du syndicat, pour redonner de la cohésion dans l’intérêt général.

Élu(e)s, délégué(e)s au SIAE de La Rochelle Nord,  emparez-vous de cette demande de prolongation du contrat actuel dans l’intérêt de tous nos concitoyens !

 

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Published by CEP 17
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